Thought 1

First, a long quote from Les Miserables:

Il continua de se questionner. Il se demanda sévèrement ce qu’il avait entendu par ceci: “Mon but est atteint!” Il se déclara que sa vie avait un but en effet. Mais quel but? cacher son nom? tromper la police? Était-ce pour une chose si petite qu’il avait fait tout ce qu’il avait fait? Est-ce qu’il n’avait pas un autre but, qui était le grand, qui était le vrai? Sauver, non sa personne, mais son âme. Redevenir honnête et bon. Être un juste! est-ce que ce n’était pas là surtout, là uniquement, ce qu’il avait toujours voulu, ce que l’évêque lui avait ordonné?—Fermer la porte à son passé? Mais il ne la fermait pas, grand Dieu! il la rouvrait en faisant une action infâme! mais il redevenait un voleur, et le plus odieux des voleurs! il volait à un autre son existence, sa vie, sa paix, sa place au soleil! il devenait un assassin! il tuait, il tuait moralement un misérable homme, il lui infligeait cette affreuse mort vivante, cette mort à ciel ouvert, qu’on appelle le bagne! Au contraire, se livrer, sauver cet homme frappé d’une si lugubre erreur, reprendre son nom, redevenir par devoir le forçat Jean Valjean, c’était là vraiment achever sa résurrection, et fermer à jamais l’enfer d’où il sortait! Y retomber en apparence, c’était en sortir en réalité! Il fallait faire cela! il n’avait rien fait s’il ne faisait pas cela! toute sa vie était inutile, toute sa pénitence était perdue, et il n’y avait plus qu’à dire: à quoi bon? Il sentait que l’évêque était là, que l’évêque était d’autant plus présent qu’il était mort, que l’évêque le regardait fixement, que désormais le maire Madeleine avec toutes ses vertus lui serait abominable, et que le galérien Jean Valjean serait admirable et pur devant lui. Que les hommes voyaient son masque, mais que l’évêque voyait sa face. Que les hommes voyaient sa vie, mais que l’évêque voyait sa conscience. Il fallait donc aller à Arras, délivrer le faux Jean Valjean, dénoncer le véritable! Hélas! c’était là le plus grand des sacrifices, la plus poignante des victoires, le dernier pas à franchir; mais il le fallait. Douloureuse destinée! il n’entrerait dans la sainteté aux yeux de Dieu que s’il rentrait dans l’infamie aux yeux des hommes!

This passage comes from J. Valjean’s agonizing inner debate about turning himself in to save the misfortunate Champmathieu, who has been arrested as Valjean. I find this passage (and the novel in general) a rich vein for mining insights about one’s narrating his self-identity across time, and about the challenge of adjudicating conflicting life ends.

What do I mean about this “narrative identity” nonsense? Early in the novel, we have Jean Valjean, the convict, broken and angry. After his redemption by the bishop, we have Father Madeleine, the prosperous and saintly manufacturer. It’s not at all clear on the surface of things what it is that makes these two characters one man across time. Trying to sort this out raises the second question, about goals: this man’s self-identity across his conversion can only be the narrative identity of a character pursuing certain goals; but this means that they goals themselves must have a unity, must be susceptible to some sort of ordering. Which is the highest good, Valjean asks himself: Secrecy or sanctity?

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